Politique
Thomas Azanmasso
Constantin Amoussou

Animation de la vie politique : Le Pujob pour une synergie d’actions de la jeunesse de l’opposition

Source: Le Matin Libre

Pujob

Un nouveau mouvement de jeunes est né pour animer la vie politique au sein de l’opposition béninoise. C’est le Pôle unifié des jeunes de l’opposition béninoise (Pujob), regroupant les jeunes leaders des partis et mouvements politiques de l’opposition béninoise. La cérémonie de lancement  de ses activités s’est tenue hier, mercredi 11 juillet 2018, à Azalai hôtel de Cotonou.

Remettre les jeunes au cœur de la vie politique béninoise et faire en sorte qu’ils soient le cœur et non le décor de la vie politique nationale. C’est l’objectif du Pôle uni des jeunes de l’opposition béninoise. Pour son coordonnateur national, Léonce Houngbadji, loin d’être une addition d’individus, le Pujob est un rassemblement des jeunes engagés au sein des partis et mouvements politiques, qui partagent un socle de valeurs, et la volonté de regarder la réalité en face pour mieux avancer. Refusant de se résigner à une société défaitiste, les jeunes leaders de l’opposition  se veulent plus pragmatiques  et à l’écoute des préoccupations de la jeunesse, pour rompre avec le dogmatisme et les réflexes partisans, des entraves au développement économique et social. Ils sont déterminés à tenir le langage de vérité, transcendant les intérêts partisans pour privilégier l’intérêt général. Les jeunes réunis au sein du Pujob invitent donc tous ceux et  toutes celles qui souhaitent œuvrer ensemble pour faire avancer le Bénin, à se joindre au mouvement, en vue de travailler dans la courtoisie, l’honnêteté et la probité pour le salut de la patrie.

Au sujet de l’amendement de la constitution

Les jeunes de l’opposition béninoise n’ont pas manqué de faire savoir leur position par rapport aux différents aspects de l’amendement de la constitution. Ainsi, Concernant la peine de mort, Kamar Wasangari ne juge pas de l’opportunité de la révision de la Constitution pour son abolition car, à l’en croire,  la Constitution elle-même dispose en son article 15 que «Tout individu a droit à la vie». Par ailleurs, le nouveau code pénal ne mentionne nulle part, la peine de mort. Et d’ailleurs, aucun condamné à mort n’a jamais été exécuté au Bénin. Il n’y a donc pas urgence en la matière, selon ses propos. En ce qui concerne la Cour des comptes, il fustige la désignation de son président par le Chef de l’Etat tel que libellé dans la monture de la nouvelle Constitution. Ce qui ne garantit pas son indépendance.  Au sujet de la représentativité des femmes, l’orateur invite le Chef de l’Etat à donner le bon exemple, car à l’en croire, le gouvernement du président Talon est celui qui détient le taux le plus faible en terme de représentativité des femmes.  Sur la question du couplage des élections, il appelle le Chef de l’Etat à respecter l’esprit de la Conférence nationale, en organisant les législatives de 2019, pour un mandat de 4ans puis  en 2023 pour un mandat de 3ans, en vue de l’arrimage en 2026. Et d’ailleurs, déplore-t-il, la proposition comporte des pièges car nulle part, il n’a été mentionné des élections en 2021. Constantin Amoussou, lui, dénonce la politique d’exclusion qui entoure la révision et appelle à un consensus autour.
 
Thomas AZANMASSO

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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