Société
Aristide Dagou
Thomas Azanmasso

Bénin/‘‘Débat Ecolo’’ sur la gestion des inondations : Le Dg Anpc s’ouvre aux journalistes

Source: Le Matin Libre

debats-ecolo

Les pays limitrophes du Bénin subissent de pleins-fouets les effets pervers des inondations. Le troisième numéro de « Débat Ecolo » s’est penché sur la question avec pour invité, le Directeur général de l’Agence nationale de la protection civile, Aristide Dagou. Il était question pour lui d’entretenir les professionnels des médias sur les mesures prises pour la prévention et la gestion des inondations de 2017. C’était le  jeudi 31 août  2017 à la Maison de Médias de Cotonou.

L’Agence nationale de la protection civile (Anpc), est une institution créée sur la base du droit conféré par la Constitution, notamment le droit à la sécurité et à un environnement sain, et ce, conformément à la loi 99-028 et 99-029 du 15  janvier 1999 portant organisation de l’administration territoriale et des communes en République du Bénin, la loi 2013-05 promulguée en 2011, la loi 2012 portant attribution, organisation etfonctionnement de l’Anpc, ainsi que  le décret 2011-834, avec  l’arrêté 192-2014. Elle a pour objectifs de faire connaître la législation en matière de prévention et gestion des crises et catastrophes (Pgcc),faire connaître les différents acteurs du secteur et procéder à la Communication en matière de prévention et de gestion des crises, notamment celles liées aux menaces terroristes et aux effets des variabilités et changements climatiques. Et parmi les effets pervers des changements climatiques figurent les inondations, objet de la rencontre.

Prévention et gestion des inondations par l’Anpc

Pour le Dg/Anpc, les inondations ont pour principales causes, l’encombrement des caniveaux par les déchets, mais aussi, les changements climatiques. Et pour y faire face, l’agence dispose d’un plan en quatre grandes étapes : la prévention, la préparation, la réponse et le relèvement. La prévention consiste en un ensemble de mesures qui visent à empêcher l’avènement des effets négatifs, notamment les effets induits par les changements climatiques, et ce, au moyen d’investissements lourds : aménagements, digues, retenus d’eau… La préparation pour sa  part, consiste en une série d’actions pour réduire le risque d’une catastrophe imminente. A cet effet, l’Anpc procède à des les séancesde sensibilisation pour le changement des comportements :nécessité de procéder au curage des caniveaux,sensibilisations de proximité... La réponse quant à elle, concerne l’assistance après la survenue de la catastrophe, en vue de permettre aux populations touchées, d’assurer les besoins fondamentaux : se nourrir, se loger, se vêtir, s’instruire se soigner… L’ultime étape est celle du relèvement. Tout ceci est soutenu, à en croire Aristide Dagou, par des instruments que sont les plans de contingence qui sont des plans de planification et le plan Orsec qui est un outil de planification permettant de mobiliser les moyens d’action y compris ceux privés.

La notion de catastrophe

Selon les explications du Dg Anpc, l’appréciation d’une catastrophe varie selon les circonstances. Ainsi, selon la loi de 1987, la définition de la catastrophe est fonction du nombre de victimes : 600 personnes au niveau du district et 1000 personnes à l’échelle de la province. Mais, fait-il savoir, depuis le 21 décembre 2016, la loi laisse la latitude à chaque autorité gouvernementale, préfectorale, ou communale d’apprécier  et de décider de la qualification d’un événement de catastrophe ou non. Ainsi pour les Nations Unies, il y a catastrophe, lorsque l’événement a engendré le dysfonctionnement de la communauté ou a entrainé des dégâts matériels ou des pertes en vies humaines au sein d’une communauté, entravant le fonctionnement normal de l’administration. Cette appréciation relève de la discrétion de l’autorité du milieu, du préfet ou du gouvernement.

«Débats Ecolo», ce fut des moments d’échanges au cours desquels le Directeur de l’Hôpital de la localité de Sô-Tchanhoué, dans la commune lacustre de Sô-Ava, Alovokpinhou Alexandre, a fait part des difficultés que rencontrent les populations pour accéder au centre pendant la période d’inondation.

Thomas AZANMASSO

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

Ajouter votre commentaire

Jolome Bénin © 2017 - bjnews (arobase) jolome.com