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Cosme Kèkè

Boni Yayi veut sauver le Bénin de la crise: Discours à l’occasion de la fête de l’indépendance

Source: Adjinakou
&t;pre> Boni Yayi veut sauver le Bénin de la crise: Discours à l’occasion de la fête de l’indépendance Lundi 1er août 1960 - mercredi 1er août 2012, il y a 52 ans que le Bénin a obtenu sa souveraineté internationale. À l’occasion de la célébration de cet anniversaire, le chef de l’Etat a présenté un discours sur l’Etat de la nation dans lequel il a présenté la situation économique du pays tout en proposant des approches pouvant aider à sortir le Bénin de l’ornière. Dans sa réponse à une question d’actualité avec débat au parlement sur l’organisation du 1er août 2012, Lambert Kotty ministre des travaux publics et des transports annonçait aux députés que compte tenu de la crise économique dans le pays, la fête du 1er août 2012 sera célébrée dans la sobriété. Dans son discours sur l’Etat de la nation le chef de l’Etat le président Boni Yayi à l’ occasion de cette fête a confirmé les propos de son ministre. Selon lui, ce sont les mauvaises pratiques des Béninois qui freinent les efforts pour accélérer le rythme de création de la richesse, pour relever le taux de croissance économique et pour mieux faire face aux défis qui interpellent le Bénin dans les domaines de l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes et des infrastructures pour ne citer que ceux-là. " Voilà pourquoi mon gouvernement a décidé que la célébration de cette année se déroule dans la sobriété totale et sous le signe de la réflexion individuelle et collective " a déclaré le président de la République. Le président Boni Yayi fait ainsi donc un aveu aux Béninois : Le Bénin est dans une situation de grave crise économique et ses efforts pour l’heure restent sans grands résultats. Toutefois, il fait de nouvelles propositions pour une tentative de sortie de crise. Des approches de solutions Face à la crise économique que traverse le pays le chef de l’Etat béninois dans son discours a fait plusieurs propositions. Boni Yayi pense ainsi donc qu’il faut poursuivre les reformes engagés dans certains domaines, et mieux produire afin d’accroitre la richesse nationale, seul gage pour surmonter les difficultés conjoncturelles et structurelles de sorte à éradiquer la pauvreté à laquelle le peuple béninois reste toujours confronté. A cet effet, les réformes doivent toucher notamment le secteur portuaire avec le Programme de Vérification des Importations de Nouvelle Génération que le chef de l’Etat pense qu’il faut mener avec réalisme et intelligence, pour permettre au port de Cotonou, véritable poumon de l’économie, de retrouver sa compétitivité et à l’Etat d’améliorer ses recettes fiscales tout en sauvegardant le pouvoir d’achat des populations. Les actions à mener sont irréversibles selon Boni Yayi et doivent aller au-delà du PVI dans la perspective d’une harmonisation des politiques portuaires au niveau des pays de l’hinterland et de la sous-région. Ces réformes, selon le chef de l’Etat, doivent être repensées dans leur esprit comme dans leur forme. Le président Boni Yayi donc qu’en dehors du secteur portuaire, les reformes doivent aussi toucher le secteur de l’Agriculture, de l’agro industrie. Ainsi, la filière Coton sera repensée du fait qu’elle représente environ 13 % à la formation du Produit Intérieur Brut. Elle constitue une importante source d’emplois pour la jeunesse. Mieux, 3 Béninois sur 4 vivent aujourd’hui directement ou indirectement de cette filière ; Mieux encore, le coton représente 80 % de nos recettes d’exportation. Conscient que l’agriculture demeure la base de développement, le gouvernement béninois pense mettre en œuvre le plan stratégique de relance de ce secteur et prévoit la création d’agences spécialisées et la diversification des filières agricoles, a laissé entendre le président Boni Yayi. Il se propose donc de trouver des solutions aux préoccupations récurrentes du secteur que sont l’accès au foncier, l’accès à l’eau à travers des barrages à buts multiples, la mécanisation agricole, l’accès aux intrants, la praticabilité des pistes rurales, l’organisation des marchés locaux, sans oublier les opportunités qu’offrent les marchés régionaux. Pour ce qui est de la mécanisation agricole, facteur déterminant pour la promotion de l’agriculture, Boni Yayi veut là, construire une usine de montage de machines agricoles à Ouidah grâce à l’appui de la coopération Indienne avec un financement de 15 millions de dollars US soit environ 7 milliards 500 millions de francs CFA déjà mobilisés ; l’usine une fois réalisée pourra monter environ 1000 à 2000 tracteurs par an. " La Turquie, le Japon et la République populaire de Chine approchés ont manifesté un vif intérêt pour accompagner la mécanisation de notre agriculture. " confie le président de la République avant d’annoncer que l’accroissement en perspective de la production agricole doit s’arrimer avec la transformation sur place des produits agricoles dans le souci de créer une forte valeur ajoutée. Pour donner des chances de succès à ses ambitions de développement du secteur agricole, le président de la République pense que la réforme du ministère de l’agriculture est incontournable et se fera concomitamment avec les actions annoncées. A cet effet, il souhaite proposer au parlementaire de consacrer au titre de l’exercice budgétaire 2013, au moins 11 % des recettes publiques au profit de l’agriculture, conformément aux recommandations du programme intégré du développement de l’agriculture en Afrique, adopté par l’Union Africaine depuis 2003 à Maputo. Les perspectives du chef de l’Etat sont certes nobles, mais il convient de se demander si le président Boni Yayi dispose des moyens de sa politique surtout quand on sait que les détails des plus grands dossiers de la nation lui échappent souvent. Cosme Kèkè &t;/pre>

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