Sport
Abdul Fataï Sanni
Didier Aplogan

Championnat national de volley-ball : «Le niveau de jeu progresse… », dixit Didier Aplogan

Source: Le Matin Libre

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Démarrée mardi 27 décembre 2016 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, la phase finale du championnat national de volley-ball a connu son épilogue avec les sacres respectifs de Tornado de Parakou chez les dames devant Eclairs (3 sets à 0) et l’As Police au niveau des messieurs face à Finances Vbc (3 sets à 1). C’était vendredi 30 décembre 2016. Au terme du championnat, Didier Aplogan, président de la Fédération béninoise de volley-ball (Fbvb) a apprécié le niveau de la compétition. Lisez-plutôt !!!

Monsieur le président, le championnat a connu son épilogue. Vous êtes certainement l’homme le plus heureux…

Bon! Je suis heureux, parce que tout est bien fini. Heureux qu’on arrive à faire notre championnat national avant la clôture de l’année 2016. Puisqu’il s’agissait du championnat de 2016 et ce n’était pas donné d’avance. Ça nous a fait plaisir d’avoir la mobilisation générale de toutes les équipes. Nous avons eu du bon jeu.

Au niveau des dames, on a vu une autre affiche et au niveau des hommes, les tendances sont renversées. Quelle analyse en faites-vous?

Je ne dirai pas que la tendance a été renversée. Selon moi, ce sont les meilleurs qui sont arrivés. On attendait beaucoup des équipes de Parakou qui sont très puissantes. Mais, elles se sont fait chambrer. Ce sont des choses qui arrivent et les équipes qui ont gagné étaient  aussi dans le quasi. Vous aviez pu le remarquer en finale. Le niveau de jeu progresse. Nous avons de plus en plus de pratiquants qui passent du temps, qui s’entraînent, qui sont en très bonne condition physique. Donc, c’est de là, que nous tirons satisfaction. Car, le jeu s’améliore et j’aimerais que ça s’améliore plus dans notre pays. Il y a, de plus en plus, de gens qui pratiquent le volley et, il y en a encore de plus en plus qui le jouent très bien. Quoi de mieux pour être content!

Vous avez misé sur la formation à la base. Au niveau des dames, qu’est-ce qu’on peut retenir quand on parle de la formation ?

On a démarré à peine. Ça fait deux ans qu’on a monté le premier groupe d’adolescentes. Le groupe des enfants de 8 et 12 ans. Donc, il est un peu tôt pour évaluer. Mais ce que nous pouvons déjà dire est que les adolescentes sont déjà dans l’équipe sénior, surclassées, et font de très bons résultats. Chez les filles, c’est une adolescente du groupe que nous avons préparée qui a surclassé le jeu. Je crois que nous sommes sur le bon chemin.C’est vrai que ça coûte cher de former les enfants et de former les adolescentes. Dans la plupart des pays où il y a les moyens, ce sont les parents qui financent. Par contre, ici, il faut financer les parents pour que leurs  enfants arrivent. Donc, ce n’est pas évident. Nous avons du travail à faire. Nous devons travailler notre mentalité et travailler notre façon de voir les choses évoluer. Nous devons parler à nos parents et réussir à intéresser les enfants aux sports.

Après le championnat, c’est déjà la Coupe d’Afrique des clubs championsde volley-ball. La participation des clubs béninois est-elle possible?

Il faut d’abord souligner que nous avons plus que deux clubs qui peuvent représenter le Bénin. Ce sera deux équipes chez les hommes, As Police et As Finance. Ce sont deux équipes qui ont largement des moyens de participer. Donc, on devrait pouvoir. Par contre, c’est chez les équipes féminines que ça va être difficile. Parce que, l’équipe de Tornado et de Adja-Honmè, nous connaissons leurs moyens. Vous avez vu les équipes sur le terrain. Et pour participer à un championnat d’Afrique, même si c’est un championnat de zone, ça coûte cher.

Monsieur le président, à quand un championnat linéaire au niveau du volley-ball à l’image du football?

C’est un schéma que nous ne pouvons pas adopter. Car, c’est un schéma difficile. Nous n’avons pas les moyens du football. Vous imaginez, une équipe qui quitte Cotonou, qui va jouer à Natitingou, et quitte Natitingou pour venir jouer à Cotonou!Nous avons tout le mal du monde pour regrouper les équipes que nous avons à l’intérieur du pays. Nous avons beaucoup de mal à les ramener. Alors, quand on va leur dire de participer à un championnat linéaire, où on joue sur l’ensemble du pays,à peine nous aurons trois équipes qui tiendront. Donc, ce n’est pas réaliste. Mais ce que nous faisons n’est pas mauvais. Nous avons des championnats régionaux. Dans chaque région, c’est-à-dire, les anciens départements, il y a un championnat départemental. Et ce championnat nous donne les meilleurs qui se retrouvent au niveau national. Donc, c’est tout le pays qui est présent. Par contre,pour le linéaire, ce n’est pas évident que le pays entier soit représenté.Les meilleurs peuvent se regrouper à Cotonou. Mais quand nous faisons comme nous faisons, les équipes viennent de l’ensemble des régions du pays.

Vos vœux à l’endroit du monde sportif béninois pour clore cet entretien…

Je souhaite au monde sportif béninois plus de tolérance  et beaucoup de solidarité. Je vous remercie.

Propos recueillis par : Abdul Fataï SANNI

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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