Economie
Léonard Wantchékon
Wilfried Gnanvi

Conférence africaine de la société d’Econométrie/Edition 2018 : Cotonou abrite l’événement, le Prix Nobel d’Economie 2007 attendu

Source: Le Matin Libre

Professeur-Wantchekon

L’édition 2018 de la conférence africaine de la société d’Econométrie a lieu  du jeudi 12 au samedi 14 juillet 2018, à l’hôtel Golden Tulip à Cotonou. Cette conférence internationale placée sous le parrainage du ministre d’Etat béninois chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané, connaîtra la participation d’étudiants chercheurs, d’éminents professeurs membres de  la société d’économétrie et d’autres experts du domaine. C’est en substance l’annonce faite vendredi 6 juillet dernier par le professeur titulaire des sciences économiques et sciences politiques à Princeton (Usa), Léonard Wantchékon, en conférence de presse à Azalaï hôtel.

La société d’économétrie est une société internationale qui contribue à l’avancement de la théorie économique dans sa relation avec les statistiques et les mathématiques. Selon le professeur Wantchékon du comité d’organisation, cette société est créée en 1930 par le professeur Fisher et d’autres collègues en collaboration avec la société mathématique des Etats-Unis, la société de statistiques des Etats-Unis et la société économique des Etats-Unis. Elle « est une société mondiale avec des sections sous régionales en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie. A sa naissance, c’était une organisation qui a pour objectifs de créer une symbiose entre les mathématiques, la statistique et l’économie », a-t-il expliqué. Abordant la rencontre annuelle, il a fait savoir qu’elle se déroulera en deux étapes. La première a démarré depuis l’après-midi du vendredi, et ce jusqu’au mercredi, avec des cours magistraux intensifs sur la fine pointe de la technologie en Mathématique avec des professeurs africains qui ont percé ou des Africains de la Diaspora, de la Jamaïque, du Togo, du Bénin… Après la cérémonie d’ouverture, deuxième étape, des panels sur des sujets comme l’inclusion financière, femmeset développement, l’Analyse de la dynamique en Economie, le financement des infrastructures, le tourisme, comment utiliser les mathématiques pour faciliter le développement économique et social, puis des discours magistraux avec des invités de marque à l’instar du prix Nobel d’Economie 2007, Roger Myerson, qui fut le directeur de thèse du professeur Léonard Wantchékon, meubleront les trois derniers jours de cette rencontre scientifique de partage du savoir. En réalité, l’objectif de la conférence africaine de la société d’Econométrie est, selon le professeur Wantchekon, de faire comprendre aux jeunes que l’Econométrie n’est pas une science exotérique mais une science essentielle, que les mathématiques sont très utiles et qu’il ne faut pas les fuir.

Qu’est-ce que l’Econométrie ?

Selon Léonard Wantchékon, professeur titulaire des sciences économiques et sciences politiques à Princeton (Usa), L’économétrie est une démarche quantitative de l’utilisation des données statistiques pour expliquer les phénomènes économiques. C’est aussi l’utilisation des outils mathématiques, des outils de la logique, des outils d’analyse mathématique pour expliquer la logique des comportements. Pour essayer de construire une théorie, pour expliquer les mécanismes par lesquels les comportements individuels peuvent s’agréger et devenir des collectifs que nous observons. De façon pratique, il renchérit : « Lorsque nous observons par exemple la crise économique, elle s’explique en particulier par des comportements des banques, les comportements des individus qui prêtent de l’argent aux banques, le marché du travail, le gouvernement, etc. On observe la crise avec ses conséquences. Mais pour pouvoir expliquer, il faut aller à la base pour voir comment les individus se comportent, qu’est-ce qu’ils ont fait et qui explique la crise économique. De même, lorsqu’il y a progrès économique, il y a des mécanismes derrière qu’il faut expliquer. Il faut expliquer d’où ça vient, pourquoi et essayer de concevoir ce qu’on va faire de ça. Et après avoir quantifié, analysé, le troisième élément, prédire et trouver la solution, intervient. Donc avec l’aide des mathématiques, de plus en plus, on est capable de construire l’économie idéale, l’économie que nous voulons, l’économie qui répond à nos attentes et expliquer dans quelle mesure l’économie actuelle s’éloigne de cette économie idéale et penser à quelles institutions, quelle loi, quelles incitations on peut donner aux individus pour qu’on puisse passer de cette économie qu’on vit à l’économie que nous voulons ».

En Afrique, au nombre des écoles qui font la promotion de cette approche nouvelle de l’économie en l’intégrant dans les programmes de formation, figure l’Ecole africaine d’économie « Notre école existe depuis 4 ans. Elle est précédée par l’Institut de recherche empirique en économie politique (Ireep). Nos programmes sont très connus aux Usa où nous avons pu placer dans les plus grandes universités certains de nos meilleurs étudiants au Doctorat », a conclu Léonard Wantchékon qui avait à ses côtés le chargé de communication, Wilfried Gnanvi.

M.M

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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