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Bello Adamou Roi
Garba Moussa

Cour d’appel de Parakou / Coups mortels : Bello Adamou Roi écope de 07 ans de réclusion criminelle

Source: Le Matin Libre

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L’accusé Bello Adamou Roi, bouvier de nationalité nigériane écope de 07 ans de réclusion criminelle et dispense de l’interdiction de séjour pour le crime de coups mortels sur la personne de son ami Garba Moussa. Un crime prévu et puni par les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code Pénal. C’est la sentence à laquelle est parvenue la cour de céans présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé assisté des magistrats Noël Houngbo et Francis E. Bodjrènou, après l’instruction à la barre, les réquisitions du ministère public représenté par l’avocat général Lucien Mahulé Aballo et la plaidoirie de l’avocat de la défense Victor Adigbli. L’accusé Bello Adamou Roi, qui a d’ailleurs, reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure passera encore 05 ans en détention pour y avoir déjà passé deux ans  de détention préventive.

Résumé des faits

Le 25 Janvier 2015, à Winra dans l’arrondissement de Kika, commune de Tchaourou, les nommés Bello Adamou Roi et Garba Moussa ; tous deux des amis se seraient rendus comme à leur habitude au marché de Winra où ils se seraient enivrés de la boisson locale « Tchoucoutou » et de stupéfiants, notamment du Tramadol avant de quitter les lieux aux environs de minuit. Le lendemain matin, le corps sans vie de Garba Moussa a retrouvé au domicile de Bello Adamou Roi, qui lui était absent. Ce dernier a donc été très tôt soupçonné d’être l’auteur de la mort de son ami.

Les débats

Comme à l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur, l’accusé Bello Adamou Roi a reconnu, à la barre devant la cour les faits de coups mortels mis à sa charge, il a par ailleurs regretté d’avoir commis cet acte qui a coûté la vie à son ami. Il a été noté de la part de l’accusé une volonté manifeste de coopérer avec la justice.

L’avocat général Lucien Mahulé Aballo a requis que la cour  déclare l’accusé Bello Adamou Roi, coupable de coups mortels sur la personne de Garba Moussa et de le condamner à 10 ans de travaux forcés, car pour lui, l’infraction est constituée parce que tous les éléments constitutifs sont réunis. Il a évoqué l’élément matériel, l’élément intentionnel au regard des faits en cause. L’accusé a donné un coup à la victime et n’a pas daigné le secourir, il n’a pas cherché à aider la victime à se soigner.

L’avocat de la défense Victor Adigbli a exhorté la cour, a observé que son client à afficher sa ferme volonté de collaborer avec la justice devant la survenue du drame. Et pour cause, il a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure, a regretté son acte, et mieux, personne n’a été témoin des faits, il aurait pu cacher le corps de la victime et  aller se réfugier dans son pays d’origine le Nigeria. Pour Me Victor Adigbli, l’acte posé par l’accusé comparable à un crime passionnel, parce qu’il pensait être cocufié par son ami. Il a préféré protéger l’amour, mais, il l’a fait de la manière la plus dangereuse qui soit et cela peut se comprendre. Car, il a agit sous l’effet de la colère et il est démontré que tout acte posé sous l’effet de la colère a toujours des conséquences dommageables. C’est de cela que retournent les faits de la cause relativement à son accusé. Tout en plaidant la clémence de la cour, l’avocat de la défense,  a exhorté cette dernière, à donner une seconde chance à l’accusé parce qu’il pense que son client est encore récupérable. Et sa mise en liberté par la cour ne fera que contribuer à régler le problème de la surpopulation carcérale dans notre pays, surtout que l’enquête de moralité est favorable à l’accusé.

Marx CODJO (BrBorgou-Alibori)

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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