Politique
Moïse Dossoumou
Omar Tchomogo

Editorial :

Source: Fraternité


Editorial :

Ils étaient tout près du but. Mais, comme d’habitude, ils sont passés à côté de l’exploit. Les « Ecureuils » locaux, candidats au Championnat d’Afrique des nations (Chan Kenya 2018), ont été arrêtés net dans leur élan. Après avoir pris le dessus sur leurs homologues du Togo au terme des deux confrontations à Lomé comme à Cotonou, le onze national version joueurs locaux, espérait en découdre avec le Nigéria. L’aventure avait déjà bien commencé au stade de l’Amitié Gl Mathieu Kérékou. Les poulains de Omar Tchomogo avaient réussi à remporter le gain de la partie par un score de 1 but à zéro. Il restait à défaut d’une victoire, obtenir un match nul à Kano, ou une défaite avec un but d’écart, pour se qualifier. Malheureusement, c’est avec un score de 2 buts à zéro que les Nigérians ont enterré les espoirs des « Ecureuils ».
Nous voici donc revenus à la case départ où une équipe formée à la va-vite dans le cadre d’une compétition est ramenée à son réel niveau. Le procédé est quasiment le même. A la veille d’un challenge, on s’empresse de former une équipe qu’on jette en pâture aux adversaires. Les joueurs ne voulant pas compter pour du bon beurre et surtout désireux d’étoffer leur palmarès, jettent, en dépit de tout, leurs forces dans la bataille. On assiste alors à des matchs nuls, quelques victoires qui font rêver, qui font espérer le meilleur et subitement tout s’écroule. Les chances de qualification volent en éclats et chacun redescend sur terre. Les supporters, les joueurs et le staff technique s’en vont alors fouetter d’autres chats jusqu’à la prochaine occasion où ils se retrouveront pour le même simulacre.
Une équipe nationale se construit sur la durée. C’est un travail exigeant qui n’admet aucune tricherie. La sélection des talents et le choix du sélectionneur doivent passer par un processus rigoureux. Tant que le niveau n’est pas élevé, on n’obtiendra que des résultats mitigés. Ensuite, il faudra éprouver les joueurs par les séances d’entraînement et les matchs amicaux avant de passer aux confrontations sérieuses. En un mot, il faut mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut. Le suivi régulier des joueurs selon leurs performances d’un match à un autre participe aussi du succès d’une équipe. Mais au Bénin, on n’en est pas encore là. Pendant que les autres pays sont à pied d’œuvre pour se révéler ou renforcer leur hégémonie sur la planète foot, chez nous, les guerres d’intérêt et de personne ont pignon sur rue.
Après une période de suspension relativement longue, le championnat national a redémarré. Les joueurs restés au chômage s’expriment à nouveau sur le rectangle vert. Pourvu que cela dure. Car une équipe nationale digne du nom provient d’un bon championnat. On ne triche pas avec le football. Tant qu’on s’amusera à colmater les brèches, les « Ecureuils » vont demeurer approximatif face à leurs adversaires. Alors qu’en réalité, ce ne sont pas les talents qui manquent. A propos, que sont devenus les joueurs envoyés au Brésil et qui étaient censés rehausser le niveau du football béninois ? Certainement dans la nature entrain de se trouver une nouvelle corde à leur arc. C’est la preuve la plus évidente que sur le plan du football, le Bénin n’est pas prêt à figurer dans la cour des grands.

21-08-2017, Moïse DOSSOUMOU


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Fraternité. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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