Politique
Angelo Dossoumou
Génie de

En vérité : Dans le vif du sujet !

Source: Fraternité


En vérité : Dans le vif du sujet !

Tourbillon d’interprétations autour du projet de loi portant modification de la Constitution du 11 décembre 1990. Accueilli par les tirs nourris des anti révisionnistes contrairement à ses supporteurs qui lui ont dressé le tapis rouge, le document sur la révision de la loi fondamentale déchaîne les passions. A peine sa transmission au parlement, et on peut le constater, le choc des idées est au rendez-vous. Avant même l’entrée en scène de la représentation nationale saisie en procédure d’urgence, le débat est, d’ores et déjà, enflammé. Mais, quelles que soient les gloses sur le projet de révision envoyé à l’appréciation des députés et les procédures qui l’entourent, le chef de l’Etat, lui a pleinement joué sa partition.
Cela dit, et à cause de la fièvre ‘‘révision’’ qui s’est, depuis jeudi dernier, emparée du pays, que le parlement ne s’embarrasse pas trop de la pressante urgence venant de l’Exécutif et, en toute sérénité, examine le document dans l’intérêt supérieur de la Nation. Autant que possible donc, qu’émergent les arguments pertinents et que vive la contradiction. Tout compte fait, l’exclusivité du débat politique n’appartient pas au législateur et au gouvernement. D’ailleurs, en moins de quelques jours et au fil des débats, par ci et par là, mystère n’est plus des articles qui donneront du fil à retordre aux députés.
A commencer par l’article 35 nouveau, les parlementaires peuvent bien se poser la question de l’intérêt des interdictions dont pourraient connaître une tout autre loi. N’oublions pas l’article 92 nouveau sur la suppléance à l’hémicycle et surtout le flou autour du 137 nouveau et suivants sur la poursuite et la mise en accusation du chef de l’Etat en fonction ou non. C’est dire que tout est loin d’être parfait et il revient aux députés, la lourde mission d’élaguer les incongruités contenues dans le projet de révision et les articles inutiles ou nuisibles au progrès. N’a-t-on pas dit et soutenu qu’il dépendra de nous tous que notre Constitution soit le socle de notre développement ?
Evidemment, la prochaine loi fondamentale, votée à la majorité des 4/5 ou par référendum ne sera l’apanage de personne. Le pays et rien que le pays. Et à juste titre, nous avons été assez prévenus par ce flash de génie de Georges-Bernard Shaw, dramaturge et essayiste irlandais : « Dans la vie, il y a deux catégories d’individus : ceux qui regardent le monde tel qu’il est, et se demandent pourquoi. Et ceux qui imaginent le monde tel qu’il devrait être, et qui se disent : pourquoi pas ? ». Alors, à nous de savoir ce que nous voulons pour notre pays et, pour la marche vers le progrès, de choisir notre camp.

20-03-2017, Angelo DOSSOUMOU


Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Fraternité. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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