Politique
Nourou S. Yorou
Albérique Houndjo

Faire de l’université de Parakou une référence en Mycologie : Le rêve de Dr Nourou Yorou

Source: Le Matin Libre

Nourou-Yorou

L’université de Parakou abrite la 4ème université d’été de mycologie tropicale. Cette rencontre prévue pour durer trois semaines, fait de ce haut lieu du savoir, le carrefour de l’étude scientifique des champignons. Ceci grâce au management du Dr Nourou S. Yorou, mycologue et enseignant chercheur à la faculté d’agronomie de l’université de Parakou, directeur du comité d’organisation à travers le partenariat entre l’université de Parakou et celle de Francfort en Allemagne avec le soutien financier de la fondation Wolkswagen.

C’est une trentaine de participants venus des universités de l’Allemagne, du Bénin, Burkina Faso, l’Afrique du Sud, Cameroun, Congo Démocratique, Côte d’Ivoire, Guinée, Niger, Nigéria et le Sénégal qui prennent part à ce renforcement de capacité en mycologie pendant trois semaines. Les participants à cette formation auront à se familiariser du 24 juillet au 12 août 2017 aux les techniques de l’étude scientifique des champignons dont l’importance pour le développement de l’agriculture. L’objectif est de former les compétences pour pallier le déficit dans le domaine de la mycologie en Afrique.

C’est pourquoi, les dix premiers jours seront consacrés à une descente sur le terrain, c’est-à-dire dans les forêts pour l’identification des différents champignons et le reste du temps sera consacré aux travaux en laboratoire. Ce qui permettra d’obtenir des résultats à publier dans les revues scientifiques.

Pr Dr Meike Piepenbring, Doyenne de la faculté des sciences biologiques de l’université Goethe de Francfort en Allemagne s’est réjoui de la poursuite du partenariat de son université avec celle de Parakou dans le domaine du renforcement de capacités en mycologie. C’est un partenariat qui a permis d’apprendre sur les champignons du Bénin et d’outiller les compétences africaines sur la mycologie depuis 2015 année de démarrage du projet.

Le recteur de l’université de Parakou, Prosper Gandaho s’est réjoui de ce que l’université de Parakou abrite ce renforcement de capacités sur la mycologie, un domaine dans lequel, les compétences se font très rares en Afrique. Pour lui, cette formation permettra de rendre compétitifs les apprenants sur le marché. Il a salué l’effort de transfert de compétences des initiateurs de la formation. Il n’a pas manqué de témoigner ses gratitudes aux partenaires, à tous ceux qui ont œuvré pour la tenue de cette formation avec une mention spéciale au Dr Nourou S. Yorou qui ne cesse de s’investir pour l’atteinte des objectifs du partenariat.  

Faire de l’université de Parakou une référence en mycologie tropicale. Tel est le rêve du Dr Nourou S. Yorou, directeur du comité d’organisation de la 4ème université d’été de mycologie tropicale. Car, avec les acquis du partenariat permettront la création prochaine du Centre régional de mycologie.

Il a rappelé que l’édition de cette année est la dernière de la série prévue pour le projet qui a permis aux différents acteurs de se rendre compte de ce qu’il est possible de réaliser la mutualisation des compétences entre chercheurs du Sud et de converger les efforts pour assurer des formations thématiques , gage d’une compétitivité sur le marché de l’emploi, de la recherche et de l’offre de l’enseignement.

Les acquis du projet avec Pr Dr Meike Piepenbring, Doyenne de la faculté des sciences biologiques de l’université Goethe de Francfurt en Allemagne

«Les acquis du projet qui arrive à son terme sont nombreux tant pour les individus que pour les différents partenaires. On peut retenir, la formation de 96 participants répartis au sein de 21 universités africaines et européennes. Une dizaine de visites scientifiques individuelles des étudiants et chercheurs. C’est aussi, plus de 100 millions d’équipements et de littérature et la création d’un centre régional de mycologie à l’université de Parakou. Toute chose qui va faciliter la mise en place de politiques de formations de compétences et permettre la recherche et l’enseignement mycologique dans les universités nationales ».

A la fin de ce projet, il n’est pas exagéré de dire que le vide sera comblé au niveau de l’Association internationale de mycologie qui ne compte que trois africains. Le projet a permis de doter l’Afrique de compétences avérées en mycologie qui ne vont pas bouder leur plaisir à mettre leur savoir-faire au service de la valorisation des champignons à travers la définition des stratégies claires pour la promotion de l’agriculture biologique.

Albérique HOUNDJO (Br Borgou-Alibori)

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

Ajouter votre commentaire

Jolome Bénin © 2017 - bjnews (arobase) jolome.com