Politique
Herbert de Saint
Néo Libérale

Macron au Congrès à Versailles : Ce qu’il ne faut pas retenir

Source: Le Matin Libre

Emmanuel-Macron

Le Président de la République de France, M.  Emmanuel Macron s’est exprimé devant  900 parlementaires réunis en Congrès au château de Versailles, son discours annuel de politique générale. Le  lundi 09 juillet 2018.  Dans le prononcé de son discours de politique générale, le Chef de l’Etat français a fait des annonces  tout aussi rassurantes les unes que  désespérées les autres. Il y a  qu’on ne doit pas retenir qu’un Président ne réussit pas tout (1)  et serre la vis en faisant des choix forts (2).

1.Un Président réussit tout

« Il y a une chose que tout président de la République sait : il sait qu’il ne peut pas tout, il sait qu’il ne réussira pas tout. Et je vous le confirme, » Aveu d’échec ou prime à la démagogie ? Un candidat à la Présidence de la République, ancien Ministre de l’Economie et des Finances ne devrait pas dire ça. Au commencement était le Programme de campagne puis le programme d’actions. La parole du politique en campagne c’est comme un jeune parisien qui fait la cour à une fille de province. C’est une parole rêveuse. Mais devant la réalité, on tient un programme conséquent. Lorsqu’on a programmé ce qui est réalisable, on réussit tout ce qui est programmé, dit, annoncé, argumenté avec force et convictions. Ne pas réussir son Programme d’Actions de Gouvernement, c’est une expression de dysfonctionnements, de prévisions trop optimistes et d’ appréhension minimale de certains leviers de la vie économique, laquelle est dynamique. Les promesses de campagne, ce sont des vers d’artiste comédien. Elles emballent plus par rapport à l’émotion  du moment. Le Pouvoir a sa réalité. Un Président de la République, il n’est plus le candidat, prisonnier de ses promesses car il a la lecture réelle du pays, de ses problèmes, de ses difficultés et de ses contradictions. Si malgré tout cela, il persiste dans ses promesses de campagnes à longueur de discours de politique générale, alors un Président ne devrait pas renoncer à ses directives de campagnes.  Dès lors, il réussit tout. C’est trop facile et simpliste d’affirmer qu’un Président ne peut pas tout. Un Président n’est pas obligé de dire qu’il mettra l’océan dans un sceau. Il se doit de réussir ce qu’il a programmé en connaissance de  cause. A s’y dérober, il devient un démagogue joyeux qui s’enferme dans un verre d’ombre.

2.Desserrer la vis par choix non violents

La politique néo libérale de Macron est sans pitié. Elu dans la confusion idéologique  dans une République qui a marché dans la confusion ancrée dans l’ambigüité idéologique du moment de son élection, le Président  de la République de France vaudrait mener une politique fiscale à l’antipode  de la protection des plus fragiles.  L’option de choix forts ne devrait  pas exclure l’indispensable justice  fiscale. Toutefois, il convient de noter que le plan de baisse des dépenses publiques sera accompagné d’une «  d’une réorganisation de l’Etat à travers plus de présence sur les territoires, plus de souplesse de gestion ». a-t-il dit.  Présence de l’Etat et souplesse de gestion, ce sont des lieux communs de commandement. Il ya cependant une vérité qui a besoin  d’avoir au préalable  un visage social.  Cette vérité, c’est bien qu’il est «  mensonger de défendre les salariés, si on ne défend pas les entreprises. Il est impossible de prétendre distribuer quand on ne produit pas assez ». Oui Mais sans salariés, les entreprises sont de géantes coquilles au trois-quart vide. D’où une politique du travail et de l’emploi à visage humain pour l’avènement sans heurts du « capitalisme » populaire.

Herbert de Saint Tauyé HOUNGNIBO

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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