Société
Jérôme Carlos
Guy Constant Ehoumi

‘’Rencontres intergénérationnelles des médias’’ : Educ’Action ouvre le bal avec Jérôme Carlos

Source: Le Matin Libre

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Le tout premier numéro des ‘’Rencontres intergénérationnelles des médias (Rim)’’ s’est tenu  jeudi 7 septembre 2017. Organisé par l’hebdomadaire béninois Educ’Action, cette tribune d’échanges a eu pour invité, Jérôme Carlos, directeur de la radio Capp Fm. Le riche débat qui s’est instauré entre professionnels des médias a connu également la participation de l’ancien conseiller à la Haac Noël Alagbada, du conseiller à la Haac en exercice Marie Richard Magnidet, sans oublier le  président de l’Odem Guy Constant Ehoumi, et de celui del’Upmb, Franck Kpochémè.

Jérôme Carlos, plantant le décor, s’est opposé à toute idée de conflit intergénérationnel au sein de la presse béninoise. Il compare le monde des médias à une école de la vie, où le maître et l’apprenant peuvent s’interchanger. « Le maître devient l’apprenant, et l’apprenant, le maitre», at-il fait remarquer. Pour l’invité, trois conditions sont indispensables pour une bonne pratique du métier. La première condition évoquée est la connaissance du métier. Il faut connaître les tenants et les aboutissants, ainsi que les règles du métier a-t-il fait savoir, et le seul moyen pour y arriver, à l’en croire, réside dans la formation. La deuxième condition est la pratique du métier, aller à l’école de la vie,  être son propre maître et critique par rapport à sa pratique pour ne pas végéter dans la médiocrité. Il faut réinventer le métier sans trahir son esprit conseillera-t-il. La troisième condition réside dans ce qu’il nomme le « soi avec soi-même, dans le miroir de sa conscience ». Jérôme Carlos évoque ainsi le volet éthique et moral de la pratique du métier en accord avec sa conscience. En réponse à l’inquiétude des participants face à  la prolifération des organes de presse le directeur de la radio Capp fm rassure et dénombre 3 catégories de presses. La première catégorie dit-il  est celle professionnelle et efficace, avec des professionnels qui s’exercent à la pratique en dépit des difficultés y afférant. La deuxième catégorie et celle impulsée par  les politiciens avec des journalistes mercenaires à leur service et la troisième catégorie est celle propulsée par les opérateurs économiques détenant le pouvoir de l’argent.  Il se dit tout de même très fier de la pratique du métier au Bénin, même si des brebis galeuses se glissent parmi les plus vertueux. Pour lui, il faut savoir renoncer pour garder son intégrité. Mais le président de l’Odem Guy Constant Ehoumi, ne partage pas entièrement la fierté que nourrit Jérôme Carlos. Il dénonce une certaine presse qui s’adonne à des pratiques peu recommandables en désaccord avec l’éthique et la morale. Il sera contrebalancé par le conseiller Marie Richard Magnidet, qui s’indigne lui aussi contre des professionnels des médias qui confondent information et communication. Pour sa part, l’ancien conseiller à la Haac, Noël Alagbada, appelle les promoteurs et autres patrons de presse à leur responsabilité en vue de faciliter la pratique aux journalistes. Il appelle également les hommes des médias, à plus de professionnalisme face à l’avènement des réseaux sociaux.

Thomas AZANMASSO

Cet article a été relayé par un programme informatique depuis le site Le Matin Libre. Jolome News n’offre aucune forme de garantie sur le contenu de cet article.

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